Badass Millionnaire
Vouloir être riche quand on est une femme : pourquoi c’est si difficile à assumer
« Je veux être riche. » Il y a des femmes pour qui cette phrase sort facilement. Et puis il y a celles qui ressentent immédiatement le besoin de l’expliquer. Pas pour dire ce qu’elles veulent, mais pour justifier le fait qu’elles le veulent. Elles veulent de l’argent, oui. Mais elles veulent surtout avoir une bonne raison d’en vouloir autant.
Si tu veux beaucoup d’argent mais que tu as du mal à le dire…
Alors peut-être que le problème n’est pas que tu manques d’ambition.
Peut-être que tu as simplement appris qu’une femme devait avoir une bonne raison de vouloir beaucoup.
Et cette différence est importante.
Une femme peut vouloir de l’argent sans être matérialiste
On a parfois l’impression que parler d’argent oblige à choisir son camp.
Soit on est une femme raisonnable, généreuse, simple, qui ne donne pas trop d’importance aux choses matérielles.
Soit on assume vouloir beaucoup d’argent et on risque de devenir quelqu’un de matérialiste, superficiel ou obsédé par la réussite.
Mais pourquoi faudrait-il choisir ?
Vouloir être riche ne dit pas automatiquement qui tu es.
Cela ne dit pas si tu es généreuse ou égoïste. Intéressée ou désintéressée. Profonde ou superficielle.
Cela dit simplement que tu veux beaucoup d’argent.
Et l’argent peut ensuite servir à beaucoup de choses : acheter du temps, protéger sa famille, investir, voyager, créer, donner, entreprendre, choisir son lieu de vie ou simplement ne plus prendre une décision parce qu’on n’a pas les moyens.
Mais il y a un piège.
À force de devoir donner une bonne raison à son ambition, on finit par ne plus savoir si on veut vraiment l’argent… ou si on veut surtout être autorisée à le vouloir.
Pourquoi une femme qui veut être riche peut se sentir coupable
La culpabilité n’arrive pas toujours sous la forme d’une pensée claire.
Ce n’est pas forcément : « Je culpabilise de vouloir de l’argent. »
C’est parfois beaucoup plus discret.
Tu veux gagner plus, puis tu te dis que tu n’as peut-être pas besoin de tant.
Tu imagines une très belle réussite financière, puis tu penses immédiatement aux personnes qui gagnent moins que toi.
Tu annonces un objectif élevé, puis tu le réduis.
Tu rêves d’une entreprise très rentable, puis tu te demandes si ce n’est pas « trop ».
Ou tu expliques immédiatement que ton argent servira à faire quelque chose de bien.
Ce sont de petites réactions.
Mais mises bout à bout, elles peuvent créer une limite très réelle.
Tu n’as pas forcément appris à ne pas vouloir d’argent. Tu as peut-être appris à ne pas vouloir « trop » d’argent.
Le problème avec le mot « trop »
« Trop d’argent. »
« Trop ambitieuse. »
« Trop visible. »
« Trop chère. »
« Trop exigeante. »
Le mot « trop » est intéressant parce qu’il ne donne aucune vraie mesure.
Trop par rapport à quoi ?
Trop pour qui ?
Trop selon quelle règle ?
Et surtout : qui a décidé de la limite ?
Une femme peut avoir tellement intégré l’idée qu’elle ne doit pas prendre trop de place qu’elle finit par appliquer la même règle à son argent.
Elle peut donc vouloir réussir.
Mais pas trop.
Gagner plus.
Mais pas trop.
Être indépendante.
Mais sans dépasser certaines limites.
Et c’est ainsi que « raisonnable » peut devenir une prison très confortable.
Quand on transforme son ambition en quelque chose de plus acceptable
Regarde la différence entre ces deux phrases.
La première colonne n’est pas fausse.
Mais parfois, elle permet de rester dans une zone où l’ambition ne dérange personne.
La deuxième colonne est plus directe.
Et justement parce qu’elle est plus directe, elle peut provoquer davantage de réactions.
Chez les autres.
Mais aussi chez toi.
Et si tu n’avais pas besoin de justifier ton envie d’argent ?
C’est probablement la question la plus inconfortable de cet article.
Imagine que quelqu’un te demande :
« Pourquoi veux-tu gagner autant d’argent ? »
Est-ce que tu pourrais simplement répondre :
« Parce que j’en ai envie. »
Sans ajouter : « pour aider ma famille ».
Sans ajouter : « pour créer des emplois ».
Sans ajouter : « pour financer des associations ».
Sans ajouter : « pour avoir plus de liberté ».
Encore une fois, toutes ces raisons peuvent être importantes pour toi.
Mais elles ne devraient pas forcément être nécessaires pour rendre ton ambition acceptable.
Tu peux vouloir de l’argent parce que tu aimes ce que l’argent te permet de vivre.
Tu peux aimer le confort.
Tu peux aimer voyager.
Tu peux aimer une belle maison.
Tu peux aimer pouvoir dire oui sans calculer.
Tu peux aimer investir.
Tu peux aimer construire quelque chose de grand.
Et tu peux aussi ne rien avoir envie de justifier.
La culpabilité devient problématique quand elle commence à décider à ta place
Une émotion n’est pas forcément un problème.
Tu peux ressentir de la culpabilité et quand même avancer.
Le vrai problème commence lorsqu’elle commence à guider tes décisions.
Par exemple, tu pourrais vouloir augmenter tes tarifs.
Mais au moment de l’annoncer, tu te sens mal.
Alors tu repousses.
Ou tu augmentes un peu, mais pas autant que prévu.
Ou tu ajoutes des bonus.
Ou tu expliques pendant trois paragraphes pourquoi ton nouveau prix est finalement totalement justifié.
Si cette situation te parle, j’ai justement consacré un article à la culpabilité d’augmenter ses tarifs quand on est une femme entrepreneure .
Parce qu’il y a une différence entre savoir qu’on pourrait facturer davantage et être capable de supporter émotionnellement le fait de demander davantage.
Parfois, ce n’est pas le prix qui fait peur. C’est ce que tu ressens au moment où tu demandes plus d’argent.
Quand vouloir être riche se retrouve directement dans tes prix
C’est là que le sujet devient très concret.
Tu peux dire que tu veux être riche.
Mais si, dans ton entreprise, tu fixes toujours tes prix pour qu’ils restent faciles à accepter, il y a peut-être une contradiction à regarder.
Tu ne peux pas seulement réfléchir à la somme que tu veux gagner.
Il faut aussi regarder les décisions que tu prends avec ton argent.
Ton prix.
Tes ventes.
Tes négociations.
Tes investissements.
Les clients que tu acceptes.
Le modèle économique que tu construis.
Et parfois, le problème n’est même pas de ne pas savoir combien facturer.
C’est de choisir un prix qui te permet de rester confortable.
Si tu veux comprendre ce mécanisme plus précisément, tu peux aussi lire : pourquoi les femmes entrepreneures fixent parfois leurs prix trop bas et ce que cela dit de leur rapport à l’argent.
Être riche ne signifie pas seulement avoir beaucoup d’argent
Il y a une autre confusion à sortir.
Quand tu dis : « Je veux être riche », tu ne parles pas forcément uniquement d’un montant sur ton compte bancaire.
Tu peux parler de liberté.
De sécurité.
De temps.
De choix.
De capacité à dire non.
De capacité à dire oui.
De possibilité de prendre des risques parce que tu sais que tu peux encaisser un échec.
De pouvoir aider les personnes que tu aimes sans mettre ta propre sécurité en danger.
De ne plus rester dans une situation uniquement parce que tu as besoin du salaire.
L’argent n’est donc pas forcément la destination. Il peut être le moyen d’acheter davantage de choix.
Une question à te poser
Si personne ne pouvait te juger, combien voudrais-tu vraiment gagner ? Et surtout : qu’est-ce que cette somme te permettrait de faire, de choisir ou de ne plus accepter ?
Tu peux vouloir plus sans devenir « trop »
Peut-être que c’est finalement ça qu’il faut déconstruire.
L’idée qu’une femme ambitieuse doit toujours faire attention à ne pas dépasser une certaine limite.
Elle peut réussir, mais rester humble.
Elle peut gagner de l’argent, mais ne pas trop en parler.
Elle peut être visible, mais pas trop.
Elle peut avoir du pouvoir, mais sans donner l’impression d’en vouloir.
Elle peut être riche, mais surtout ne pas avoir l’air d’aimer l’argent.
À force de surveiller cette frontière, on finit parfois par construire sa vie autour d’une question :
« Jusqu’où puis-je aller sans déranger ? »
Mais ce n’est pas forcément la bonne question.
La vraie question pourrait être :
« Jusqu’où ai-je envie d’aller si j’arrête de mesurer mon ambition à ce que les autres trouvent acceptable ? »
Le jour où tu arrêtes de demander la permission
Assumer son ambition financière ne veut pas dire se réveiller demain en criant que l’on veut devenir millionnaire.
Ce n’est pas non plus croire que tout est possible simplement parce qu’on le décide.
Il faut toujours une stratégie, des compétences, du travail, des décisions solides et parfois beaucoup de temps.
Mais il y a une étape qui vient avant tout cela : être capable de regarder ce que tu veux sans le réduire immédiatement.
Sans chercher une excuse.
Sans chercher une bonne raison.
Sans te demander si quelqu’un va trouver ça trop ambitieux.
Sans diminuer ton objectif avant même d’avoir essayé.
Parce que tu ne peux pas construire une vie financière à la hauteur d’un désir que tu n’oses même pas regarder en face.
La richesse commence peut-être moins par un chiffre que par la capacité à dire honnêtement : « Oui. C’est vraiment ce que je veux. »
Et maintenant, regarde ton propre chiffre
Prends quelques minutes.
Écris le revenu annuel ou mensuel que tu aimerais vraiment atteindre.
Pas celui qui semble raisonnable.
Pas celui que tu penses pouvoir atteindre avec ta vie actuelle.
Pas celui qui ferait plaisir à ton entourage.
Celui que tu voudrais si tu n’avais rien à prouver et personne à impressionner.
Puis regarde ta réaction.
Est-ce que tu as envie de le réduire ?
Est-ce que tu cherches immédiatement une justification ?
Est-ce que tu te dis que ce n’est pas réaliste ?
Est-ce que tu as peur de ce que cela ferait de toi ?
Ou est-ce que tu ressens simplement : « Oui. C’est ça que je veux. »
Il n’y a pas besoin de répondre tout de suite à toutes les questions.
Mais si ton chiffre te met mal à l’aise, ne le réduis pas automatiquement.
Écoute plutôt ce que ce malaise essaie de te dire.
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Le problème, c’est de croire que tu dois devenir une autre personne pour avoir le droit de l’être.
Tu n’as pas besoin de devenir froide.
Ni égoïste.
Ni obsédée par l’argent.
Ni prête à écraser les autres pour réussir.
Tu peux simplement être une femme qui veut beaucoup d’argent.
Et qui décide de construire sa vie en conséquence.
C’est ça, assumer son ambition financière.
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Questions fréquentes sur les femmes et l’argent
Est-ce normal de vouloir être riche quand on est une femme ?
Oui. Vouloir être riche n’est pas incompatible avec le fait d’être généreuse, ambitieuse, engagée ou attachée à des valeurs. L’argent peut représenter de la liberté, de la sécurité, du confort ou davantage de choix. Le plus important est de comprendre ce que l’argent représente pour soi et de ne pas réduire son ambition uniquement pour la rendre acceptable.
Pourquoi est-ce difficile pour certaines femmes de dire qu’elles veulent être riches ?
Le désir de richesse peut être associé à la peur du jugement, à la culpabilité ou à la crainte de paraître matérialiste, égoïste ou trop ambitieuse. Une femme peut donc vouloir beaucoup d’argent tout en ayant du mal à dire clairement ce qu’elle souhaite.
Pourquoi culpabilise-t-on de vouloir beaucoup d’argent ?
La culpabilité peut apparaître lorsqu’on pense que vouloir beaucoup d’argent est excessif, égoïste ou difficile à justifier. Elle peut ensuite influencer des décisions très concrètes, comme ses tarifs, ses négociations ou les objectifs financiers que l’on ose se fixer.
Comment assumer son ambition financière ?
Une première étape consiste à identifier ce que l’on veut réellement sans chercher immédiatement à le rendre raisonnable ou acceptable. Écrire un objectif financier précis et observer les réactions qu’il provoque permet déjà de repérer les pensées et les peurs qui peuvent limiter son ambition.